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" LES TRANSITIONS SOCIOPROFESSIONNELLES :

APPORTS ET LIMITES DE L'ACCOMPAGNEMENT INDIVIDUEL"

Agnès BENOIT.       Intervention à REPSY le 24 mai 2014.

 

 

1.            Counseling et accompagnement individuel

L'accompagnement individuel, oui, mais de quelle nature ?

Pour mieux situer mon intervention, je voudrais donc tout d'abord dire un mot sur le counseling auquel je me réfère.

En France, ce terme anglo-saxon dérange, on a du mal à le définir.

Le public français a découvert le counseling dans les années 1970, notamment grâce à la traduction de l'œuvre de Carl Rogers qui promeut une approche centrée sur la personne (c’est à dire où l'on s'intéresse en premier lieu à la personne dans sa singularité, dans sa dynamique, dans sa globalité), avec la conviction que l'individu détient en lui même une part des réponses aux difficultés qu'il rencontre et qu'il possède en lui un potentiel d'évolution et de changement.

           

En France, le counseling s'est d'abord implanté dans les associations et les services de soin proposant une aide psychosociale individualisée et un suivi des patients atteints du SIDA. Il est également utilisé auprès de réfugiés, de victimes d'expériences traumatiques, et bien sûr dans le champ de l'orientation, de l'insertion et des changements professionnels, qui nous intéresse aujourd'hui.

Le counseling est une forme d'accompagnement psychologique et social, qui consiste à aider une personne à résoudre des problèmes avec son environnement, à mobiliser ses ressources pour agir.

Il s'utilise aussi bien avec des individus qu'avec des groupes.

Cette approche tient compte du contexte avec lequel la personne doit composer, en l'invitant à l'examiner, en la déculpabilisant vis à vis de certaines situations qu'elle rencontre, en l'aidant à retrouver du pouvoir dessus.

De la même manière, le professionnel prend en compte le sens et les valeurs que la personne attribue à la vie, à ses propres attitudes et comportements, dans la mesure où un changement nécessité par l'environnement peut venir se heurter aux options philosophiques de la personne et être une cause de difficulté (par ex : un changement d'attitude face au travail)

On écoute la manière dont la personne s'explique sa situation, se représente le monde et se perçoit elle-même. On se centre, dans un premier temps, sur sa subjectivité puis, si besoin est, on apporte dans un deuxième temps, des perceptions différentes, des informations, en l'accompagnant dans l'élargissement de son champ de conscience. Le professionnel est un expert dans son champ d'intervention (l'insertion par ex), mais il ne pense pas pour ou sur la personne, il pense avec. Cf. le « tenir conseil » de L'Hôtelier.

Rogers disait que le « dispositif est déconstruit au profit du processus ».

L'élément moteur de ce processus est la relation qui s'établit.

C'est  la qualité de la relation, du lien empathique et de la co-construction, qui va mettre la personne suffisamment en confiance pour oser se risquer au changement.

            2. Accompagnement individuel et qualité de la relation

Or, chacun d'entre nous a une manière d'entrer en relation avec l'autre, avec les autres, qui est largement dépendante de la façon dont nos besoins relationnels fondamentaux ont été nourris dès la première enfance.

Kohut, psychanalyste américain qui a contribué massivement à la psychologie du soi, les a mis en évidence, à travers les transferts qu'il nouait avec ses patients.

Il distingue plusieurs types de besoins fondamentaux dont :

  • Le besoin de se faire valider, d'être confirmé, d'être considéré comme un être humain digne d'intérêt et de valeur. C'est le besoin qu'une autre personne renvoie en miroir une confirmation de qui on est : on existe et on a de la valeur. Suivant la manière dont ce besoin est satisfait, il y aura un impact sur la vitalité, la fierté, l'estime de soi, l'expression de soi.

    Nous avons en tant qu'adultes, encore besoin d'être confirmés, validés, reconnus, aimés, mais à un degré que l'on espère plus relatif, plus mature, plus secondarisé … Nous aimerions bien arriver à une espèce d'autonomie, d'indépendance, qui définirait un stade adulte. En fait, nous n'en avons jamais complètement fini avec ce besoin, nous avons tout au long de notre vie besoin de l'autre.

     Par exemple, je suis ici en train de faire cet exposé. Je suis en relation avec vous depuis un moment. Plus ou moins consciemment, tout en parlant, j'observe vos réactions qui me donnent un « feedback ». Votre façon d'être, votre non-verbal, cela produit un effet sur moi.

    Si vous ne m'écoutiez pas du tout, il se pourrait que je me sente mal, déstabilisée. Il s'agirait d'un « feedback », un retour qui ne me confime pas et pourrait réveiller un scénario infantile qui se répète.

    Nous serons d'autant plus dépendants de la validation du professionnel qui nous accompagne, que nous en aurons manqué dans notre enfance, dans nos premières interactions relationnelles.

     Par exemple, un enfant qui grandit avec des frères et sœurs plus âgés que lui, qui a du mal à s'exprimer, à prendre sa place, parce que les grands le font mieux et se moquent de lui, se sentira incompétent, restera silencieux.

     S'exprimer en public sera pour lui dangereux.

    Son expérience subjective se structurera autour de cette représentation. Il se débrouillera pour que ce type d'interaction se répète, afin de maintenir la cohésion de son système de fonctionnement interne (même si cela a des effets négatifs).

    Si nous rencontrons dans notre pratique professionnelle, cet enfant devenu grand, nous savons que pour prendre le risque de s'affirmer dans un groupe, il aura au préalable besoin de recevoir des réponses de confirmation, de façon empathique et adéquate, de la part du professionnel qui l'accompagne individuellement. Il aura besoin d'être écouté, pris en compte dans sa singularité, de se sentir accepté sans jugement, pour pouvoir prendre le risque de se dévoiler devant un groupe.                                                                                                                                                                                                                                            

  • Deuxième besoin fondamental présent dès la naissance :                                                                                                  C'est l'expérience de se sentir soutenu, protégé, face à des affects perturbateurs ou des situations difficiles, par une union à une personne forte et admirée. Cela donne un sentiment de sécurité et de réconfort. Il s'agit d'être en lien avec quelqu'un que l'on sent capable de préserver la stabilité du soi quand on se trouve mis en danger.                                                                                                                                                                                   Par exemple, cela fait référence à l'expérience du petit enfant qui prend plaisir à découvrir le monde, il s'aventure mais soudain il tombe et se fait mal. Il vit un moment de grand désarroi. Heureusement sa mère ou son père est présent, le prend dans ses bras et le console. La vie est dure parfois et on a alors besoin de se faire rassurer, de se faire consoler, de sentir la présence de quelqu'un de fort, de grand, d'idéal, qui nous protège.                                                                                                                                                                                               Si ce besoin est satisfait dans la petite enfance, il va permettre la différenciation et la désomatisation des affects. Il aura un impact sur la capacité à s'auto-apaiser et à tolérer l'anxiété. L'enfant apprend à compter sur lui et à croire en ses ressources.

   A l'âge adulte, c'est la capacité d'admiration mature et d'autonomie relationnelle qui est en jeu.

Ainsi, une personne qui aura manqué de sécurité interne dans ses premières expériences relationnelles aura tendance à fortement idéaliser les autres et à se mettre dans une posture de dépendance

Si elle se trouve d'emblée dans un accompagnement collectif, sans pouvoir travailler en face à face avec un professionnel la gestion des ressources et des limites qu'elle s'attribue par exemple, ou ses valeurs, le risque existe qu'elle reste dans une comparaison en sa défaveur ou qu'elle attende tout des autres. La relation duelle, qui individualise le travail de réflexion, peut permettre de reprendre, affiner, mieux s'approprier ses points forts et les difficultés à travailler.

Expérience avec une personne dépressive en bilan : elle n'arrivait pas à se positionner en terme de compétences alors qu'elle avait une dizaine d'années d'expérience comme enseignante. D'autre part, elle avait tendance à tout attendre de la psychologue. Cependant, grâce à l'étayage d'une relation de confiance installée dans les premiers entretiens elle a pu mener à bien la démarche, et prendre en main sa situation : non titulaire et souvent en congé de maladie, elle a fait le choix de démissionner et mené à bien un nouveau projet : elle est correctrice dans l'édition.

Cette personne n'aurait pas pu fonctionner en collectif

 

  • Le troisième besoin fondamental d'expérience relationnelle explicité par Kohut est le besoin d'être reconnu comme semblable, comme membre de l'espèce humaine possédant des compétences comme les autres. C'est lié au sentiment d'appartenance, au sentiment d'être accepté à égalité, c'est aussi le sentiment d'être en lien avec l'humanité.

L'expérience de mutualité a un impact sur le développement de l'intimité. La mutualité développe la capacité de manifester ses talents et ses habiletés, elle permet le partage de valeurs et de buts sans recherche de fusion.

C'est là que ce qui se vit dans un accompagnement collectif prend toute son importance, s'il permet à la personne de se sentir à la fois semblable et différent.

A condition toutefois que chaque individu puisse prendre le temps de s'approprier personnellement ces expériences et la manière dont il va les utiliser dans son contexte de vie pour envisager un changement.

  

La théorie de l'attachement de Bowlby (1907-1990), Spitz et l'hospitalisme, Winnicott,  Stern, Bion … reprennent ces idées forces.

La façon dont les personnes qui prennent soin du bébé auront reflété, contenu, interprété  ses émotions, lui permettra plus ou moins de développer des capacités de mentalisation, c'est à dire de donner du sens à l'expérience interne ainsi qu'au monde qui l'entoure.

Les interactions d'attachement vont permettre ou non le développement de capacités de mentalisation et induire l'estime de soi.

Demander de l'aide à quelqu'un réactive ce système d'attachement : comment l'autre va répondre, quelle valeur aurai-je à ses yeux, quelle efficacité cela aura pour moi à ce moment là ?

Les relations d'attachement vont également imprégner notre vision subjective du changement. Face au stress, le seuil du «supportable », seuil plus bas chez les personnes insécures, peut varier selon le contexte, les personnes, les moments de la vie.

L'accompagnement individuel, permet de prendre en compte les besoins en relation de la personne, en fonction de ce que le professionnel en perçoit.

Celui-ci doit être à même de mettre à jour et de travailler avec sa résistance à entrer dans une relation où elle s'investit, puis avec la résistance à se dévoiler, lorsqu'il faut prendre le risque de dire des choses importantes chargées affectivement.

Si elle reçoit des réponses relationnelles qui lui conviennent, la personne pourra vivre des expériences de cohésion, de stabilité, de créativité et oser le changement.

           

L'accompagnement individuel permet un élargissement du champ de conscience de l'individu, dont le professionnel peut mieux mesurer l'impact. Il peut ainsi soutenir   dans des remaniements parfois douloureux mais souvent nécessaires.

Le lien de confiance est plus facile à mettre en place avec ceux qui ont eu des problèmes d'attachement. Grâce à l'alliance de travail singulière, à la qualité de la relation empathique « au plus juste », la personne sent à côté d'elle quelqu'un qui l'accepte telle qu'elle est et qui va travailler avec elle pour l'aider à avancer.

Cela lui permet de s'approcher de ses fragilités, de ses limites, en ayant moins honte que face à un groupe.

Exemple : une personne en bilan relate les différentes ruptures dans sa vie privée et les différents changements professionnels et fait un lien : elle s'aperçoit qu'elle éprouve un besoin de changer et prend l'initiative de ce changement par crainte de décevoir : "je préfère quitter plutôt qu'on me quitte".

 

3.  Accompagnement individuel et processus de changement

En situation de transition professionnelle, il arrive que des consultants ou bénéficiaires commencent un parcours d'accompagnement et que leur engagement soit remis en cause.

J'ai en tête l'exemple de nombreux jeunes qui ont abandonné la formation commencée, d'autres qui se sont investis dans une formation pour se préparer au marché du travail et ne s'impliquent pas dans la recherche d'emploi …

Chaque consultant vit sa situation de manière différente, assumant plus ou moins sa responsabilité, étant plus ou moins conscient de ce qu'il devrait faire pour réussir son insertion professionnelle.

On le perçoit parfois comme étant démotivé, apathique, rebelle, insouciant etc...          

Prochaska (1999) a étudié comment les gens changent, quelles stratégies ils utilisent et comment ils réussissent à maintenir le nouveau comportement.

Il distingue six stades identifiant la disposition d'un individu face au changement.

Au delà de ces stades, Prochaska et son équipe ont fait ressortir les moyens qui facilitent le passage d'une étape à l'autre et augmentent le niveau d'engagement dans le changement.

Comme l'être humain procède rarement de façon parfaitement linéaire, un individu pourrait donc passer d'une étape à l'autre, en sauter une ou plusieurs, ou même revenir à un stade antérieur. On sait par exemple que 6% des gens qui fument réussissent à arrêter le tabac en une seule tentative. Les autres 94% s'engageront dans six à sept démarches répétitives et vivront par conséquence cinq à six échecs … avant de réussir.

Les stades de changement tels que proposés par Prochaska peuvent faire partie des grilles de lecture de la situation d'accompagnement à la transition professionnelle, afin de déterminer une intervention  aussi satisfaisante que possible à la fois pour le consultant et pour le professionnel (c’est à dire aider le professionnel à ne pas se désinvestir du fait des fluctuations motivationnelles de son consultant.

L'accompagnement individuel favorise cet ajustement et permet de ne pas forcer le rythme de la personne en l'amenant à choisir des solutions « plaquées » qu'elle ne mettra pas en œuvre parce qu'elle n'en est pas encore à la phase action.

Le premier stade est appelé la précontemplation : L'individu se situe bien avant la moindre intention de changer quoique ce soit.C'est un stade de déni du problème. Il a souvent fait des tentatives infructueuses et a perdu confiance en sa capacité de modifier son comportement ou de changer. Alors, il choisit de rester dans sa situation actuelle, tout en se disant que le problème, ce n'est pas lui, mais les autres. Il sous estime les bénéfices du changement et en surestime les coûts.

C'est souvent sous la pression de l'environnement qu'il se présente au professionnel.         

Ici, seule une empathie dénuée de jugements de valeurs peut être aidante pour explorer avec la personne le questionnement qui fait pression pour changer

Le deuxième stade  est appelé la contemplation. Une partie de la personne veut changer alors qu'une autre ne le désire pas : Je devrais faire une formation, je devrais demander un rendez vous, je devrais me remettre à la recherche d'emploi … La personne sait que, tout en ayant envie de changer, elle doit faire face à ses vieilles habitudes pour casser le cycle de la répétition. A ce moment, la balance entre les coûts et les bénéfices du changement peut provoquer une profonde ambivalence.

Ici, l'intervention du professionnel stimule son désir de changement en revenant avec lui sur les pertes à regarder en face et sur l'étendue des gains potentiels.

Le piège étant de forcer sur le pour et de laisser de côté le contre, ce qui aura comme conséquence pour la personne de faire valoir le contre.

Mais en accompagnement collectif, entendre l'expérience de personnes qui vivent la même difficulté, ou qui l'ont connue et ont réussi à passer à autre chose, est également très stimulant.

Il faut néanmoins que la personne puisse ensuite intégrer pour elle même l'expérience des autres: certains auront besoin d'un accompagnement individuel pour cela.

Troisième stade : la préparation. La personne a l'intention de passer à l'action dans un futur immédiat en terme de jours ou de semaines.

Un plan d'action détaillé et personnalisé doit être élaboré avec l'aide du professionnel qui l'accompagne. Mais il est possible qu'à ce moment là, la personne tente de faire un retour en arrière par peur de se tromper,d'échouer ou de ne pas être capable.

Elle aura besoin d'être entendue dans ses craintes et ses peurs avec beaucoup d'empathie, tout en maintenant la tension avec l'action envisagée.

Quatrième stade : l'action. L'individu se réfère maintenant à un plan d'action précis et utilise des moyens concrets régulièrement. L'action implique un investissement en temps et en énergie.

Ici, la personne a besoin qu'on l'aide à installer des stratégies pour faciliter la mise en place de la transition qu'elle a à vivre. L'accompagnement individuel consistera à maintenir et étendre les stratégies de changement, à augmenter le sentiment d'efficacité personnelle pour faire face aux obstacles et réajuster les objectifs si nécessaire. Il s'agit de construire avec la personne un plan d'action bien ajusté à sa situation, qui tienne compte de ses propres ressources et cherche à « faire avec » ses limites.

En effet, l'objectif de changement doit comporter un défi réaliste car l'échec risque de provoquer la rechute. D'un autre côté, la tension doit être suffisamment forte pour déjouer les stratégies d'évitement et pousser un peu l'individu hors de ses habitudes.

L'accompagnement individuel permet également de travailler avec la personne sur l'anxiété inhérente au changement avec ce qu'il comporte d'effort et d'inconnu, et d'explorer avec elle les mouvements de recul pour ce qu'ils sont, c'est à dire des mouvements d'autoprotection bien légitimes que l'individu a besoin de conscientiser et de partager afin de maintenir le cap sur son projet.

Il est important également à cette étape d'aider la personne à trouver des soutiens disponibles à partir de ses propres ressources et de son lien social.

Cf étapes de fin de bilan de compétence, avec validation d'une ou plusieurs options professionnelles et mise en place d'un plan d'action.

 

Cinquième stade : le maintien. A cette étape, l'individu doit faire un effort pour persévérer dans sa nouvelle situation. Son sentiment d'efficacité personnelle est mis à l'épreuve et cela peut générer du découragement. L 'accompagnement consiste à consolider les acquis et faire face aux obstacles.

Sixième stade : la généralisation. La personne n'a plus besoin d'aide à ce moment pour maintenir le changement qu'elle a bien intégré, mais peut profiter d'un coup de pouce pour aménager de façon satisfaisante les conséquences que son changement a généré autour d'elle.

 

4. Conclusion

En somme, l'accompagnement individuel en période de transition socioprofessionnelle évite les pressions indues, permet de travailler plus finement avec la personne la résistance au changement qui inévitablement se manifeste car le changement bouscule et nécessite des remaniements.

Il se focalise plutôt sur un suivi régulier, attentionné et persistant qui offre à la personne la possibilité de mieux comprendre ce qui lui arrive, d'être au clair avec les gains et les pertes induits par le changement envisagé, avec les ressources et les freins qui lui appartiennent.

Il lui permet de faire l'expérience d'être soutenue et accompagnée dans cette tension entre le maintien de la cohésion interne et l'ouverture au changement, pour envisager des options et un plan d'action spécifique et unique à chacun.         

Le professionnel qui accompagne assure un étayage, une validation de la personne. Il est formé pour travailler avec elle les mécanismes d'autoprotection, les mouvements de maintien et d'ouverture, les états d'anxiété inhérents à toute prise de risque.

Il est garant du cadre, donne une directionnalité grâce à l'alliance de travail soutenue par le lien empathique, assure la régulation des processus intersubjectifs qui se jouent dans la relation de face à face.

Mais la dynamique d'un groupe peut être également très porteuse et nous ne cherchons pas à travailler en opposition mais en complémentarité.

 

C'est ce que nous faisons en tant que formateurs quand nous animons des stages pour des professionnels qui souhaitent envisager un changement ou une évolution dans leur pratique de l'entretien.

Nous nous appuyons sur tout ce que le groupe peut apporter en terme d'affiliation, de dynamique collective, de mutualisation, de partage d'expérience qui fait évoluer les représentations …

Et nous faisons des supervisions individuelles, qui permettent à la personne d'aller plus loin dans la compréhension de ce qui se passe pour elle, de se dévoiler davantage, de travailler les freins à la mise en acte, de se sentir comprise et accompagnée dans son processus de changement …

Nos stagiaires nous disent souvent que cela leur a permis de mieux habiter leur positionnement de psychologue.