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Alliance de travail :   Modalité de la relation d'aide qui se fonde sur la volonté pour une part, consciente du sujet de coopérer au processus de changement, et qui contribue à l'efficacité de l'entretien. La phase d'accueil permet de nommer les buts poursuivis en commun et fonde une première alliance de travail. Cependant, l'alliance de travail, directement liée à la qualité du lien affectif qui relie conseiller et consultant au cours de l'entretien, fluctue sans cesse.
La qualité de l'alliance semble être un point déterminant de l'efficacité de la relation d'aide. Pour lire un texte sur l'alliance de travail, cliquez ici.

 

Autorégulation :    Face aux évènements, aux rencontres, aux conflits externes ou internes, aux changements, etc. nous réagissons par une variété de pensées, de comportements, de mouvements affectifs, allant du conscient à l’inconscient le plus profond. C’est toute cette gamme d’activité plus ou moins consciente, destinée à maintenir la cohésion et l’estime de soi, semblable au niveau psychique, à l’homéostasie biologique, que nous nommons autorégulation.

En situation de relation, l’autorégulation, se perçoit à travers des mouvements d’ouverture ou de fermeture (autoprotection), d’activité, de passivité etc. Le « développement de la conscience réflexive de soi en relation » (Cf. ce terme) passe par un travail de prise de conscience de nos modes d’autorégulation, des fluctuations qu'ils génèrent, et de leur impact sur l’autre en situation de relation.

 

Autosupervision :   Terme fondamental de notre approche et qui caractérise nos formations. On pourrait dire qu’il s’agit d’apprendre à se superviser soi-même, au moyen d’outils et de repères utilisables pour poursuivre le travail de développement professionnel-personnel du praticien, initié au cours des formations que nous mettons en œuvre.

L’objectif est de développer « la conscience réflexive de soi en relation » (Cf. ce terme) du praticien.

Le travail d’autosupervision se fait dans l’après coup : il permet au professionnel de poursuivre seul son développement, mais aussi et surtout de préparer et de préciser le travail de supervision qui reste nécessaire et devient ainsi plus pertinent et plus efficace.

 

Authenticité : L'authenticité selon Rogers est la capacité à entrer en relation de manière sincère et vraie sans endosser de rôle. L'authenticité permet d'établir une relation de confiance et d'être proche de son expérience intime. Il ne s'agit pas de spontanéité où tout se dit et qui relève plus de relations informelles et amicales mais plutôt de ne pas dire ou faire des choses avec lesquelles on se sent en contradiction. Le non verbal joue un rôle central dans la perception que l'autre peut avoir de notre authenticité.

 

Besoin objet-soi : Terme employé à KOHUT (psychanalyste américain qui a travaillé en empathie avec ses consultants. Cf. KOHUT). Il s'agit d'un besoin d'expériences relationnelles de validation, de reconnaissance, de soutien... Ces expériences apportent une "nourriture affective" qui favorise un développement cohésif et harmonieux du SOI dans l'enfance. Ces besoins affectifs "primaires", ces besoins en relation, réapparaissent à l'âge adulte, chaque fois que la personne vit une expérience déstabilisante.

 

Congruence : C. Rogers définit ce concept comme étant une capacité à être soi-même, une sorte d'harmonie entre ce qu'on ressent, ce qu'on pense et ce qu'on fait. La congruence est appréhendée par l'autre et permet d'établir une relation de confiance et de gagner en crédibilité.

 

Counseling :Ce terme anglo-saxon désigne une activité de conseil dans le courant de la relation d’aide.
La traduction des œuvres de Carl Rogers au cours des années 60 fait découvrir aux français le counseling (thérapie centrée sur la personne). 
Il repose sur le postulat qu’au cœur de l’individu, il existe une tendance spontanée à la croissance, la maturité et l’adaptation et qu’accompagné dans sa démarche, il acquiert une compréhension de lui-même à un degré tel, que cela le rend capable de progresser, de dépasser ses difficultés. 
Il repose aussi sur l’affirmation que la personne a un concept de soi qui n’est pas une identité figée mais un processus susceptible d’altération et de changement et que la non congruence que vit la personne entre le moi qu’il connaît et son expérience l’incite à rechercher la réduction de cette tension source d’anxiété. 
Le counseling est donc un accompagnement centré sur la mobilisation des ressources et des capacités de la personne à faire face, à comprendre et à résoudre les problèmes qui la concernent, grâce à une relation de type thérapeutique.       Il n’a donc rien à voir avec le « donner des conseils » mais avec le « tenir conseil ». Il se veut plutôt une démarche d'aide à la résolution de problèmes.
Le counseling s’est développé non seulement vers l’aide psychologique pour l’individu confronté à des problèmes psychiques, mais s’étend aussi à d’autres champs, l’individu souffrant de sa place dans le système social : femmes, réfugiés, homosexuels, victimes d’abus de toutes sortes, malades atteints du sida, chômeurs, etc.

 

Changement : Nous parlons ici du changement psychologique chez la personne.
Nous faisons l’expérience du changement en nous et nous en observons les effets chez ceux qui nous entourent, mais le processus du changement reste un mystère.
Les changements psychologiques significatifs demandent du temps et s’avèrent difficiles, parce qu’ils impliquent une réorganisation de l’espace psychique et portent dans le même temps sur les représentations, la sphère affective et les besoins, les ressentis corporels, les comportements et affectent donc l’ensemble des relations avec les autres.
Changer est une nécessité pour la personne dans la mesure où l’ancienne organisation se révèle insuffisante (donc souvent source de souffrances) pour répondre aux exigences de l’environnement. Le désir de changement va de pair avec la peur du changement, d’où les oscillations entre ouverture et auto protection. 
Quand une prise de décision s’impose, il y a nécessité d’un accompagnement spécifique mais cet accompagnement n’est pas toujours suffisant.
Mystère du changement car si nous pouvons décrire et mettre en œuvre les conditions optimales de l’accompagnement d’une personne : climat de confiance, respect et empathie, alliance de travail, conscience chez le psychologue de ce qui se joue pour l’autre et pour lui-même dans la relation, capacité à accueillir l’autre dans son histoire de vie, il reste que l’inconscient est à l’œuvre dans nos       vies et que la prise de conscience de notre fonctionnement et de ce qui fait souffrance n’est pas seule suffisante pour « expliquer » le changement qui s’opère en nous.

 

Conscience réflexive de soi en action : Capacité à prendre conscience de son propre fonctionnement pendant l'entretien tout en maintenant la relation avec le consultant.

 

Confrontation empathique : Habileté de communication relationnelle qui consiste à proposer au consultant deux reflets de son expérience qui, mis côte à côte, introduisent une dissonance, et à l'interroger sur cette dissonance tout en maintenant un lien empathique.

 

Développement : Développement de la personne : Carl Rogers émet comme hypothèse centrale dans son approche centrée sur la personne que « chaque individu a en lui les capacités de se comprendre, de changer l’idée qu’il a de lui-même, ses attitudes et sa manière de se conduire ». Chaque être humain possède en lui-même un potentiel d’évolution, de changement, une tendance innée au développement (tendance actualisante) qui sera étayée dans le cadre d’une relation d’aide.

 

Dimensions de l’expérience : Pour permettre à la personne de s’écouter dans sa globalité afin de mieux comprendre la difficulté qu’elle rencontre, il est nécessaire de l’inviter à explorer les différentes facettes de son vécu. Les différentes dimensions de son expérience (somatique, affective, cognitive, comportementale et contextuelle-relationnelle) sont en interdépendance les unes avec les autres.

 

Empathie : Expérience de partage des sentiments d'autrui. Attitudes et conduites relationnelles qui permettent de comprendre autrui dans son cadre de référence, en lui facilitant l'expression et la communication de ses sentiments et perceptions.

 

Ecoute active : Attitude qui consiste à se mettre à la disposition du consultant pour qu'il se sente soutenu et écouté avec respect par la présence active du conseiller.  A la différence de l'attitude neutre du psychanalyste, l'écoute active est une manifestation de l'implication du praticien.

 

Expérientiel : Démarche de formation qui s'appuie sur l'analyse de l'expérience vécue pour faire des apprentissages. Il s'agit, dans le cadre de notre méthodologie de formation, de mettre en œuvre un dispositif fondé sur des entretiens où une situation professionnelle réelle est posée et travaillée : l'expérience est analysée dans un objectif d'intégration des savoirs et de développement de la compétence professionnelle.

 

Facteurs communs : Facteurs communs : Au delà des théories sur lesquelles se fonde la relation d'aide, de nombreuses études sur l'efficacité des thérapies montrent qu'il existe des facteurs communs qui contribuent à l'efficacité des interventions, les plus significatifs étant la qualité de la relation, la qualité de l'alliance de travail, la capacité à renouer en cas de rupture.

 

Feedback : Retour sur expérience. Activité du formateur ou du superviseur qui consiste à aider un professionnel à analyser l'expérience qu'il vient de vivre au cours de la mise en situation.
Le feedback a pour objectif de permettre au professionnel de développer sa capacité d'auto-supervision, en l'aidant à approcher son expérience subjective, à nommer ses objectifs, ses façons de faire et d'être en relation.

Humaniste (courant) : Le courant humaniste dont le fondateur est C. Rogers, prône la capacité de chaque personne à se développer et à s'autodéterminer lorsqu'elle est placée dans des conditions favorables. Refusant de considérer la personne comme déterminée par ses expériences passées, il a  voulu redonner à la personne le pouvoir de déterminer son cheminement. En réaction à l'accent mis sur le problème à résoudre, il a voulu créer une thérapie centrée sur le client en tant que personne.

 

Intersubjectivité : Ce mot trouve son origine chez des auteurs se réclamant de l’existentialisme et de la phénoménologie ; on parle alors d’ « être-avec-autrui », de réciprocité, de dialogue. Dans le champ de la psychologie H.  Wallon a montré que la période initiale du psychisme est un état d’indivision du sujet et de l’ambiance, cette symbiose affective marquant la participation d’autrui à la formation de la conscience. Enfin les recherches de Winnicott sur l’espace transitionnel précisent l’importance de l’ intersubjectivité en psychothérapie. ( sources : Dictionnaire de psychologie , R. Doron et F. Parot, PUF)


Kohut : (1913-1981)

Psychanalyste américain, neurologue (1944) et psychiatre( 1947) , il préside l’American Psychoanalytic Association (ApsaA) et assure les fonctions de vice-président de l’International Psychoanalytical Association (IPA) de 1965 à 1973. Il fut à l’origine du courant de la « Self Psychology », fondée sur une nouvelle clinique des troubles narcissiques qui se différencie de l’Ego Psychology d’Anna Freud et de l ‘approche de Mélanie Klein. Il attribue à de nombreux troubles psychiques une déficience archaïque du self qui surviendrait chez les sujets qui auraient manqué d’une mère « suffisamment bonne » pour reprendre une expression de Winnicott. Le mythe de Narcisse supplante chez Kohut le mythe d’Œdipe. Avec Kohut, la cure renoue avec son inspiration humaniste, l’empathie y est un élément central, l’analyste se garde de toute ingérence interprétative. Il publie en 1979 un cas, Les deux analyses de M. Z ,dont certains éléments présentent de fortes similitudes avec sa propre histoire. (Ces éléments sur Kohut sont tirés de l’article qui lui est consacré dans le Dictionnaire de la psychanalyse de E. Roudinesco et M. Plon, p. 576-580)

 

Lecomte, Conrad : Professeur honoraire à l'Université de Montréal, département de Psychologie. A travaillé principalement sur l'importance de l'alliance thérapeutique et l'influence des caractéristiques personnelles du psychologue sur les résultats thérapeutiques.
A contribué au développement de la formation des psychologues sur la prise de conscience de sa propre régulation et de la régulation interactive : auto supervision ou conscience réflexive de soi en entretien.

Limite : Une limite pourrait être définie comme une caractéristique stable de la personne qui dans certaines situations l'handicape ou la pénalise. Or, dans la plupart des cas, on observe des variations du comportement selon le contexte dans lequel se trouve la personne. Le spectre de ces variations peut être plus ou moins large. Ce qui est une limite dans certaines situations peut être une ressource dans d'autres. Il s'agit, alors, dans une perspective plus dynamique de la personne, davantage d'adaptation et de régulation.

 

Lien : Le lien entre le psychologue et le consultant est central en entretien; il est la condition qui permet au consultant de se dire et se sentir validé. Les liens qui se nouent fluctuent en fonction de l'engagement mutuel dans l'interaction. Le psychologue, par sa capacité à prendre conscience de sa relation au consultant, tentera de maintenir dans son lien avec lui une "bonne distance" (s'autorisant à être touché par le consultant, mais non dans la fusion avec lui).

 

Mécanismes de régulation :

 

Question ouverte : C'est une question qui n'induit pas de réponse, qui laisse toute la place à celui qui va répondre pour s'exprimer.

 

Ressource : Une ressource pourrait être définie comme une caractéristique stable de la personne qui dans certaines situations l'avantage. Or, dans la plupart des cas, on observe des variations du comportement selon le contexte dans lequel se trouve la personne. Le spectre de ces variations peut être plus ou moins large. Ce qui est une ressource dans certaines situations peut être une limite dans d'autres. Il s'agit, alors, dans une perspective plus dynamique de la personne, davantage d'adaptation et de régulation.

 

 Reflet : Habileté de communication empathique, reformulation brève, dans des termes équivalents, de l'essentiel du message du consultant, en tenant compte des différentes dimensions de l'expérience de celui-ci: reflet cognitif, reflet affectif, reflet contextuel relationnel, reflet comportemental.

Le reflet communique au consultant qu'il est écouté, compris. Il l'aide à clarifier son propre message, à le mettre en perspective.

 

Rogers Carl : (1902-1987), Psychologue américain, auteur d'une méthode de psychothérapie, la thérapie centrée sur la personne, fondée sur une attitude de compréhension empathique. Voir notre rubrique Rogers

 

R.I.G : Représentation d'interactions généralisées : Terme emprunté à Daniel STERN (Cf. scénarios archaïques), les "RIG",  se construisent à partir des interactions précoces de l'enfant avec les personnes significatives de son entourage.
L'enfant construit son rapport au monde, son système d'explication à partir de ces premières interactions qui vont devenir des patterns que l'on va reproduire, que l'on va généraliser, de façon plus ou moins consciente et plus ou moins adaptée.
La plupart des RIG fonctionnent comme des automatismes que nous ne repérons pas. Certaines dérangent, elles ont été une réponse adaptative à un moment donné dans nos relations de la petite enfance, elles perdurent mais ne sont plus adaptées.